Du côté des indices boursiers internationaux :
Les marchés actions ont enregistré des performances mensuelles limitées en décembre. Si la première quinzaine a été marquée par un regain de nervosité de la part des intervenants, notamment autour des dettes souveraines de la zone euro, la fin d’année s’est quant à elle avérée plus favorable, notamment grâce à des statistiques économiques encourageantes en provenance des Etats-Unis. Le CAC 40 a pour sa part signé un gain symbolique de +0,16%, portant son score de l’année 2011 à -16,95%. A Francfort, le DAX 30 a quant à lui cédé -3,13%, portant son bilan annuel à -14,69%. Aux Etats-Unis, le Dow Jones 30 s’est apprécié de +1,43% en décembre, creusant ainsi l’écart par rapport à ses homologues européens avec une hausse de +5,53% au cours des douze derniers mois.
Récapitulatif des performances mensuelles
| Indice | Pays | Perf. 12/2011 |
|---|---|---|
| DJ Stoxx 600 | Europe | 1.86% |
| Dow Jones 30 | Etats-Unis | 1.43% |
| FTSE® 100 | Royaume-Uni | 1.21% |
| S&P 500 | Etats-Unis | 0.85% |
| Nikkei 225 | Japon | 0.25% |
| CAC 40 | France | 0.16% |
| Nasdaq Comp. | Etats-Unis | -0.58% |
| Euro Stoxx 50 | Europe | -0.60% |
| DAX 30 | Allemagne | -3.13% |
Du côté des indices sectoriels européens et des valeurs françaises
Parmi les secteurs européens prisés des investisseurs, celui de la santé s’est clairement distingué, avec une performance mensuelle de 7,62%. Le groupe pharmaceutique français Sanofi (+12,6%), deuxième plus grosse capitalisation de la Bourse de Paris, est ainsi revenu sur son meilleur niveau de ces quatre dernières années. Parmi les acteurs de second rang, Ipsen (+12,8%) et Sartorius Stedim Biotech (+12,5%) ont également bénéficié de ce regain d’intérêt de la part des intervenants. Les valeurs de l’énergie (+3,72%) ont elles aussi été largement recherchées, à l’image de CGG Veritas (+6%), Total (+4,7%), Technip (+2,8%) et Bourbon (+1,6%). Du côté des baisses, l’automobile (-4,53%) a souffert des craintes de ralentissement, en particulier les constructeurs Peugeot (-12,4%) et Renault (-3,4%). Les technologiques (-3,43%) étaient elles aussi sous pression, notamment en raison des résultats décevants du groupe américain Oracle ; en France, Cap Gemini (-14%), Altran Technologies (-12%), Sopra group (-11,9%) et Alcatel-Lucent (-1,9%) ont ainsi subi des dégagements marqués.
| Secteur DJ Stoxx 600 | Perf. 12/2011 |
|---|---|
| DJ Stoxx 600 HealthCare | 7.62% |
| DJ Stoxx 600 Food & Beverage | 4.68% |
| DJ Stoxx 600 Oil & Gas | 3.72% |
| DJ Stoxx 600 Travel & Leisure | 2.23% |
| DJ Stoxx 600 Personal & Household Goods | 2.07% |
| DJ Stoxx 600 Construction & Materials | 1.96% |
| DJ Stoxx 600 Banks | 1.88% |
| DJ Stoxx 600 Media | 1.79% |
| DJ Stoxx 600 Industrial Goods & Services | 1.25% |
| DJ Stoxx 600 Retail | 0.67% |
| DJ Stoxx 600 Telecommunicationss | 0.55% |
| DJ Stoxx 600 Chemicals | 0.30% |
| DJ Stoxx 600 Insurance | -0.06% |
| DJ Stoxx 600 Basic Resources | -1.14% |
| DJ Stoxx 600 Utilities | -2.25% |
| DJ Stoxx 600 Financial Services | -2.49% |
| DJ Stoxx 600 Technology | -3.43% |
| DJ Stoxx 600 Automobiles & Parts | -4.53% |
Du côté des statistiques macroéconomiques
Aux Etats-Unis, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont de nouveau diminué ces dernières semaines, passant ainsi sous la barre psychologique des 400 000. Cette tendance en place depuis le printemps dernier devrait se prolonger et contribuer au regain de confiance des investisseurs. Les prochains chiffres officiels du Département du Travail devront pour cela confirmer que l’économie américaine continue de créer des emplois.

La confiance du consommateur américain continue quant à elle à s’améliorer. La mesure effectuée par l’Université du Michigan a progressé pour le quatrième mois consécutif, à 69,9 points atteignant ainsi son meilleur niveau depuis l’été dernier. Même constat s’agissant de l’indice de confiance du Conference Board, qui s’est établi à 64,5 points en décembre, contre 55,2 en novembre et 40,9 points en octobre.

Les indicateurs d’activité s’avèrent quant à eux plus poussifs, à l’instar du PMI de Chicago qui s’est stabilisé à 62,5 points. Les indices ISM manufacturier et services évoluent également à proximité de leurs plus bas annuels, accréditant ainsi les craintes de récession. Les données du mois de décembre, qui seront communiquées au cours de la première semaine de janvier, seront donc étroitement surveillées par les opérateurs.

Les investisseurs sont en revanche plus pessimistes concernant la situation du Vieux Continent. Les derniers chiffres communiqués en Europe, qu’il s’agisse du produit intérieur brut, des indices PMI ou des chiffres de l’emploi montrent en effet que la dégradation devrait se poursuivre lors des prochains mois. Le sentiment économique au sein de la zone euro, mesuré par la Commission européenne, continue d’ailleurs de se dégrader : à 93,7 points, l’indice a enregistré son neuvième mois consécutif de contraction, atteignant ainsi son plus faible niveau au cours des deux dernières années.

Du côté des devises
Sur le forex, les cambistes ont continué de se réfugier sur le dollar américain, au détriment de la monnaie unique européenne (-3,73% à 1,294$) qui a ainsi terminé l’année 2011 en recul de -3,2%. Même constat s’agissant de la livre sterling (-1,10% à 1,553$) et du franc suisse (-2,79% à 1,064$). Le yen (+0,80% à 0,01299$) est en revanche parvenu à s’apprécier face au billet vert.
Du côté des matières premières
Sur le marché des matières premières, les disparités ont été très fortes : le groupe des céréales était dans son ensemble recherché, comme en attestent les performances du soja (+6,8%), du maïs (+6,3%) ou du blé (+6,3%), tandis que les métaux précieux ont subi de lourds dégagements, à l’image de l’argent (-15,5%) et de l’or (-10,6%).
Conclusion
Depuis la chute marquée au cours de l’été dernier, les marchés actions ont entamé une reprise qui devrait se poursuivre au cours des prochains mois. Les intervenants ont en effet intégré la fragilité de la situation économique, et les craintes relatives aux dettes souveraines de la zone euro ont été atténuées par les réformes au niveau de la gouvernance ainsi que par les mesures de la Banque centrale européenne. Après l’excès de pessimisme de ces derniers mois, durant lesquels il a même été question d’une explosion de la zone euro, nous estimons que le rééquilibrage devrait se poursuivre en faveur des actions, et conservons donc un point de vue positif sur cette classe d’actif. Face aux incertitudes persistantes, le dollar américain pourrait quant à lui conserver son statut de valeur refuge, ce qui risque de peser sur les métaux précieux. En revanche, l’intérêt acheteur reste vif sur le pétrole, et les tensions autour de l’Iran pourraient contribuer à l’essor d’une nouvelle vague d’appréciation.
Jérôme Vinerier, CFTe
IG Markets France
Avertissement: IG Markets fournit exclusivement un service d’exécution d’ordre. Les informations ci-dessus ne sont fournies qu’à titre indicatif. Elles ne constituent, ni ne doivent être interprétées comme un conseil ou une recommandation. Elles ne constituent pas non plus un historique de nos cotations ou une offre ou sollicitation à investir dans un quelconque instrument financier. IG Markets se dégage de toute responsabilité concernant l’utilisation qui en est faite et des conséquences qui en résultent. Il est strictement interdit de reproduire ou de distribuer tout ou partie de ces informations à des fins commerciales ou privées.
