Bilan Septembre 2011

Prêt à opter pour les CFD?

Ouvrez un compte en ligne en quelques minutes. Sans dépôt minimum ni frais de tenue de compte!

Ouvrez un compte CFD

Du côté des indices boursiers internationaux :

En septembre, les craintes de récession des économies occidentales et la crise de la dette souveraine au sein de la zone euro ont continué de préoccuper les intervenants, qui se sont encore massivement désengagés des marchés actions malgré une chute déjà prononcée en juillet et août. Parmi les grands indices, le CAC 40 (-8,44%) a signé le recul le plus prononcé, suivi par les indices américains. Le S&P 500 (-8,44%) et le Dow Jones (-6,36%) ont ainsi terminé à proximité de leur plus bas annuel, ce qui traduit que la pression baissière demeure dominante et pourrait donc donner lieu à une nouvelle vague de baisse au cours de l’automne. L’Asie traverse mieux cette phase de turbulences, le Nikkei 225 (-2,83%) ayant enregistré un repli modéré comparé à ses homologues.

Récapitulatif des performances mensuelles

Indice Pays Perf. 09/2011
Nikkei 225 Japon -2.83%
DJ Stoxx 600 Europe -4.74%
DAX 30 Allemagne -4.89%
FTSE® 100 Royaume-Uni -4.93%
Euro Stoxx 50 Europe -5.32%
Dow Jones 30 Etats-Unis -6.03%
Nasdaq Comp. Etats-Unis -6.36%
S&P 500 Etats-Unis -7.18%
CAC 40 France -8.44%

Du côté des indices sectoriels européens et des valeurs françaises

En Europe, le secteur bancaire (-20,49%) a une fois encore été massacré, en raison des rumeurs de faillite de la Grèce, et des inquiétudes concernant l’Italie. Les banques françaises, particulièrement exposées et donc susceptibles de mettre en œuvre de nouvelles dépréciations voire de se recapitaliser, ont donc pleinement pâti de ce contexte comme en témoignent les performances de Crédit Agricole (-20,4%), BNP Paribas (-13,5%) et Société Générale (-9,3%). Les valeurs liées aux matières premières, telles que Vallourec (-27,4%) et ArcelorMittal (-17,3%) ont aussi fortement souffert, contribuant au recul marqué du secteur ressources de bases. Les services aux collectivités (+1,95%), les télécoms (+0,90%) et la santé (+0,77%) sont quant à eux parvenus à gagner du terrain, profitant de leur statut de valeur refuge.

Secteur DJ Stoxx 600 Perf. 09/2011
DJ Stoxx 600 Utilities 1.95%
DJ Stoxx 600 Telecommunications 0.90%
DJ Stoxx 600 HealthCare 0.77%
DJ Stoxx 600 Retail 0.40%
DJ Stoxx 600 Food & Beverage -1.80%
DJ Stoxx 600 Oil & Gas -2.97%
DJ Stoxx 600 Travel & Leisure -3.24%
DJ Stoxx 600 Technology -3.65%
DJ Stoxx 600 Media -4.56%
DJ Stoxx 600 Personal & Household Goods -4.61%
DJ Stoxx 600 Insurance -5.01%
DJ Stoxx 600 Industrial Goods & Services -8.68%
DJ Stoxx 600 Chemicals -9.00%
DJ Stoxx 600 Construction & Materials -9.31%
DJ Stoxx 600 Financial Services -9.76%
DJ Stoxx 600 Automobiles & Parts -12.81%
DJ Stoxx 600 Basic Resources -17.77%
DJ Stoxx 600 Banks -20.49%

Du côté des statistiques macroéconomiques

Aux Etats-Unis, le marché de l’emploi s’est de nouveau dégradé, comme l’ont indiqué les derniers chiffres du Département du Travail : aucun emploi n’a en effet été créé en août, alors que les économistes tablaient sur 74 000 postes ; en outre, les chiffres des deux mois précédents ont nettement été revus à la baisse. Signe encourageant, toutefois, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont vivement reculé fin septembre, pour repasser sous le seuil symbolique des 400 000.

Malgré cette morosité du marché du travail, l’indice de confiance du consommateur, mesuré par l’Université du Michigan, s’est amélioré à 59,4 points contre 55,7 en août. Lors des prochaines semaines, les investisseurs seront attentifs à l’évolution de cette donnée, sachant qu’il ne pourrait pour l’heure s’agir que d’une accalmie au sein de la tendance baissière.

Du côté des indicateurs d’activité, le PMI de la région de Chicago a lui aussi constitué un signe d’encouragement. Après avoir marqué un nouveau plus bas annuel à 56,5 points en août, il s’est en effet redressé à 60,4 points. Là encore, les opérateurs vont attendre de voir s'il s'agit d'un retournement durable ou seulement passager.

De ce côté de l’Atlantique, les derniers chiffres relatifs à l’inflation de la zone euro ont créé la surprise. Sur un an glissant, l’inflation s’est en effet élevée à 3%, alors que les deux relèvements de taux directeurs opérés par la Banque Centrale Européenne avaient jusqu’il y a peu entraîné un reflux à 2,5%. Cette information a refroidi de nombreux intervenants, qui espéraient que l’institution basée à Francfort procéderait d’ici peu à l’abaissement du coût du crédit, afin de soutenir l’économie.

Le sentiment économique continue quant à lui de se dégrader, alimenté notamment par les nombreuses dissensions autour du dossier grec et les nouvelles mesures d’austérité dans plusieurs pays. Bien que le Parlement allemand ait voté favorablement au renforcement du fonds européens de stabilité financière (FESF), la crise de la dette souveraine est loin d’être résolue. Tant qu’aucune réponse forte ne sera pas apportée, cet enlisement et cette confusion devraient vraisemblablement continuer de peser sur le moral des ménages et des décideurs.

Du côté des devises

Sur le forex, ces craintes multiples concernant l’économie ont incité les cambistes à revenir sur le dollar américain. L’euro (-6,80% à 1,339$) revient d’ailleurs à proximité de ses plus bas annuels. Mais c’est sur le franc suisse (-12,78% à 1,101$) que la chute a été la plus forte, la Banque Nationale Suisse ayant clairement annoncé son intention d’acheter des devises étrangères, en « quantité illimitée », ce afin de lutter contre l’appréciation de la monnaie helvétique. Les replis de la livre sterling (-4,08% à 1,558$) et du yen (-0,39% à 0,01298$) sont en revanche restés plus mesurés.

Du côté des matières premières

Le marché des matières premières s’est lui aussi inscrit sous le signe de la baisse, et non des moindre ! L’argent (-28,20%), le cuivre (-25%), le blé (-23%) et le maïs (-22,80%) se sont littéralement effondrés, mais le pétrole crude (-10,80%) et l’or (-11,10%) n’ont pas été épargnés. Certains fonds de pension, du fait de leurs pertes sur les marchés actions, se seraient massivement désengagés, expliquant cette baisse prononcée.

Conclusion

Avec un recul de 30% au cours des cinq derniers mois, les indices boursiers européens sont revenus sur des niveaux attractifs. Pourtant, la nervosité reste grande en raison du degré élevé d’incertitude, d’autant qu’au-delà du dossier grec se profile celui de l’Italie : un enjeu de taille étant donné le poids de sa dette, que les gouvernants de la zone euro semblent (très) loin d’être prêts à affronter. La place financière de Wall Street multiplie les signes de fragilité après avoir pourtant bien traversé les turbulences de ces dernières semaines : l’analyse graphique met d’ailleurs en lumière un risque d’accélération baissière conséquent en cas de rupture des plus bas annuels. Ce mois d’octobre devrait donc encore être caractérisé par une volatilité exacerbée, tant sur les marchés actions que les matières premières. Les obligations d’Etat (T-Notes et Bund) et le dollar américain devraient quant à eux continuer de bénéficier de leur statut de valeur refuge.

Jérôme Vinerier, CFTe
IG Markets France

Avertissement: IG Markets fournit exclusivement un service d’exécution d’ordre. Les informations ci-dessus ne sont fournies qu’à titre indicatif. Elles ne constituent, ni ne doivent être interprétées comme un conseil ou une recommandation. Elles ne constituent pas non plus un historique de nos cotations ou une offre ou sollicitation à investir dans un quelconque instrument financier. IG Markets se dégage de toute responsabilité concernant l’utilisation qui en est faite et des conséquences qui en résultent. Il est strictement interdit de reproduire ou de distribuer tout ou partie de ces informations à des fins commerciales ou privées.

Le service d'exécution d'ordres sur CFD présente un risque élevé et peut aboutir à des pertes d'un montant qui excède votre investissement initial. Un CFD ne peut pas faire lui-même l’objet d’échanges sur le marché, et ne convient pas à tout type de client. Nous vous remercions de bien vouloir vous assurer que vous avez pris pleinement conscience des risques inhérents à ce type d'opérations.

IG Markets Ltd (UK Company No. 04008957 ; siège social Cannon Bridge House, 25 Dowgate Hill, London EC4R 2YA) est une société autorisée et régulée par la Financial Services Authority du Royaume Uni (No. de référence 195355) et autorisée à fournir des services de réception/transmission et d'exécution d'ordres sur CFD au Luxembourg soit directement, soit par le biais de sa succursale immatriculée au Registre de Commerce et des Sociétés du Grand Duché de Luxembourg sous le n°B 143.138 et située au 15, rue du fort Bourbon - L1249 Luxembourg.

IG Markets est membre du London Stock Exchange

Apple, le logo Apple, iPod, iPhone et iPad sont des marques déposées d'Apple Inc ; Microsoft et Windows sont des marques déposées de Microsoft Corporation ; Android est une marque commerciale de Google Inc. ; la marque BlackBerry® est la propriété de Research In Motion Limited et est enregistrée aux Etats-Unis et dans d' autres pays.